Environ 55 000 tonnes de litière minérale pour chats sont éliminées chaque année avec les ordures ménagères, alors que cette matière ne brûle pas et se retrouve stockée sans utilité. Une solution: la litière végétale.
Le sujet de la litière pour animaux domestiques peut sembler ridicule, mais les chiffres sont importants: selon l'Association des exploitants d'installations de traitement des déchets (ASED), environ 55 000 tonnes de litière minérale pour chats sont éliminées chaque année avec les ordures ménagères. Problème: la litière en argile ne brûle pas; elle se retrouve sous forme de résidus (mâchefers) dans les usines d'incinération et doit être stockée en décharge.
Un processus coûteux et un stockage limité
La litière minérale pour chats est principalement composée de minéraux argileux incombustibles. Dans les fours des usines de valorisation thermique des déchets (UVTD), ce déchet ne contribue pas à la production énergétique : il traverse l'ensemble du processus d'incinération sans aucune utilité et se retrouve entièrement dans les mâchefers.
La litière minérale représente aujourd’hui quelque 8% du total des mâchefers d’UVTD. Les mâchefers doivent être transportés, traités, puis mis en décharge à grands frais. Chaque tonne supplémentaire alourdit la facture, qui est en fin de compte supportée par la collectivité.
Opter pour la litière végétale
La litière pour chats en argile peut être facilement remplacée par la litière végétale, fabriquée par exemple à partir de fibres de bois ou de résidus de céréales. Elle brûle et peut donc également être utilisée pour la production d'énergie et le chauffage urbain. Elle permettrait de réduire la quantité de mâchefers de 5 à 8%. La collectivité économiserait ainsi plus de 10 millions de francs par an et éviterait 2000 trajets de camion vers les décharges du pays.